Le gouvernorat de Kasserine est surnommé ville des martyres car c’est sur son sol que sont tombés pendant la révolution tunisienne la plupart des victimes de la répression. C’est de là aussi que sont parties les voix revendiquant la liberté, la justice et la dignité nationale, autant de slogans qui, six ans après, demeurent toujours d’actualité. En effet, rien n’a changé dans la ville et dans les campagnes voisines et les habitants sont plus que jamais persuadés que leur ville restera longtemps encore exclue des projets de développement.

Dès les premières heures du matin, leurs sacs sur le dos, elles empruntent un chemin cerné de toute part par les dangers, un chemin récemment baptisé « la route de l’euthanasie »…

Dans le gouvernorat du Kef, au sud-ouest de la Tunisie, la décision judiciaire autorisant le mariage d’une jeune mineure de 13 ans à un jeune homme âgé de 21 ans a provoqué un vaste mouvement de réactions de la part de juristes et de militants des droits de l’homme. En effet, de nombreuses voix se sont élevées pour revendiquer la révision de la loi N° 227 Bis sur laquelle s’est appuyée la décision magistrale permettant le mariage du jeune homme avec la fillette qu’il avait sexuellement abusée et qui s’est  retrouvée de ce fait enceinte de trois mois.

Des pluies diluviennes se sont abattues hier, vendredi, sur le gouvernorat de Tataouine, à l’extrême sud de la Tunisie, provoquant ainsi des dégâts matériels considérables au niveau de l’infrastructure et des propriétés agricoles.

Une source médicale de l’hôpital régional de Tataouine affirme par ailleurs à Dunes Voices avoir reçu la dépouille d’un homme adulte âgé de 52 ans, décédé après avoir été emporté par les eaux des pluies dans la zone de Gharghar, située aux banlieues du gouvernorat.

Les habitants du désert en Libye, en Tunisie et en Algérie n’ont cessé d’entendre parler de la lutte contre la désertification et l’amélioration des conditions de vie.

La crise libyenne, d’une part, les flottements de la lutte des autorités en Tunisie contre la petite contrebande, d’autre part, ont fait que les manifestations des jeunes Tunisiens à Ben Guerdane et Dhehiba ne se sont jamais arrêtées. Ces jeunes vivent de la petite contrebande d’essence et de marchandise. 

Les forces sécuritaires tunisiennes parviennent à neutraliser régulièrement des terroristes depuis l’opération de Ben Guerdane, il y a une quinzaine de jours, sur les frontières tuniso-libyennes. Une situation qui pousse à l’inquiétude.

La déception se lit sur les visages des centaines de jeunes rassemblés devant le siège du gouvernorat à Kasserine. Ils ne parviennent plus à communiquer avec les responsables qui ne font que multiplier les promesses.

Le chaos régnant en Libye plane sur l’avenir de la Tunisie, notamment en matière de sécurité et de perspectives économiques. Les citoyens du Sud tunisien sont dans l’incertitude la plus complète. Ils vivent une peur multidimensionnelle.

« Le terrorisme, même pas peur ! », c’est sous ce slogan que des activistes dans le domaine de l'environnement, des intellectuels et des journalistes ont organisé sur les monts Chaâmbi des festivités à l’occasion du Jour de l’An 2016.

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Dune Voices est un projet de l'Institut de diversité médiatique (MDI).
Dune-voices se propose de fournir des reportages fiables et approfondis en provenance du Sahara. Le projet s'intéresse particulièrement aux questions telles que les conflits, la sécurité, la condition des femmes, la jeunesse, les minorités ethniques et religieuses, ainsi qu'à d'autres problématiques, permettant de donner la parole aux groupes marginalisés et aux habitants ordinaires du Sahara, souvent oubliés par les médias traditionnels. Consultez media-diversity.org
 

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