29 novembre 2015

L’administration dans les zones des conflits en Libye

La Libye est un exemple des pays touchés par les conflits politiques. Des conflits qui portent des conséquences néfastes sur son économie, notamment son taux de croissance. Ils affectent également l’Administration. Une administration caractérisée par l’anarchie. Une anarchie renforcée par des combats armés entre les belligérants.

L’administration libyenne est partagée entre deux centre de pouvoirs L’un se trouve à  l’extrème Est du pays, précisément à   Tobrouk. Il est géré par le parlement libyen. Il est responsable de la gestion au profit de l’est de la Libye, des hydrocarbures et autres produits pétroliers. L’autre se trouve à  l’extrème ouest, précisément à  Tripoli. Il est géré par le Congrès national. Il est responsable de la gestion des fonctionnaires libyens, notamment les ressources humaines de la santé et de l’éducation.

Entre les deux pouvoirs, balance Derna, cette ville côtière incontrôlée complètement ni par Tobrouk ni par Tripoli. Une ville dans laquelle le citoyen lambda ne sait plus à  quel saint se vouer. D’o๠il stagne, incapable de prendre aucune initiative.

Sur le terrain de Derna, il n’y a pas de présence militaire ni de l’un ni de l’autre pouvoir. Mais, des milices hors de tout control. Ce sont eux qui dominent la ville.

Ahmed est libyen, originaire de Derna. Il travaille dans le département de l’éducation. Il relève, administrativement, des autorités de Tripoli qui abrite le siège de son ministère de tutelle. En mème temps, il dépend, financièrement, de Tobrouk.

Un casse-tète pour Ahmed. Car, les deux pouvoirs ne se reconnaissent pas mutuellement. Bien qu’ils reconnaissent, les deux, qu’Ahmed est bel et bien citoyen libyen, de parents libyens. Ce qui fait que son évaluation administrative par Tripoli n’a pas forcément un impact financier qui soit accordé par Tobrouk. Et vice-versa.

Le cas d’Ahmed est courant dans la plupart des villes libyennes. Et plus on s’éloigne des grandes villes, notamment de Tripoli, plus ce genre de problèmes se multiplie et s’intensifie.

Hamdi, un autre citoyen libyen, est, lui aussi, victime de la multiplicité des administrations. Un ministère lui a accordé l’évacuation vers un pays voisin, pour des raisons de santé. Mais, l’ambassade du pays concerné ne reconnait pas le gouvernement qui lui a délivré les documents administratifs justificatifs.

Selon les administrateurs, ceux qui souffrent le plus sont les fonctionnaires affectés en dehors de leurs villes d’origine. Car, ils font face à  des difficultés qui les empèchent de s’acquérir des papiers administratifs, notamment les bulletins de salaire.

D’après eux, l’Administration disposait, bien avant la révolution, de sièges en dehors de la capitale. Après la révolution, il fait face à  un dilemme: on reproche aux sièges sociaux des dysfonctionnements et aux agences de l’intérieur leurs non reconnaissances par toutes les parties.

Le Sous-secrétaire du Ministère libyen de l’économie, Ali Al-Mahjoub, propose que les parties se mettent d’accord sur un mode de gouvernance et de gestion communes. Al-mahjoub argue que c’est le peuple qui paie le lourde tribut des différends entre les politiques  ; or, il n’en est pas responsable.

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