Le long de la route entre le port de Nouakchott et le centre- ville, des dizaines de femmes tamisent la terre. A les voir, on imagine qu’elles sont à la recherche de métaux précieux, mais ce sont des grains de blé qu’elles guettent. Des grains tombés par terre durant le transport des marchandises depuis le port jusqu’aux commerçants.

La danse du gourdin, ou le jeu du gourdin, est une célèbre danse folklorique populaire héritée des esclaves en Mauritanie.

En Mauritanie, les usages culturels se multiplient et varient en fonction des quatre groupes ethniques qui forment la société : les Arabes (ou "Bidhanes"), les Foulane (ou "Boulars"), les Soninké et les Wolofs.

Tous les jours, des dizaines de jeunes bénévoles prennent position à l’entrée est de la capitale Nouakchott pour sensibiliser les conducteurs qui passent par la route de l’Espoir aux risques des accidents de la voie publique. Ils prodiguent ainsi des informations et des conseils précieux aux utilisateurs de la seule voie qui, en s’étendant sur 1200 kilomètres, relie Nouakchott à sept provinces mauritaniennes.

Le secteur informel joue un rôle important à Tidjikja. Les activités économiques de la région dépendent même pour l’ essentiel du travail au noir. Malgré la place qu’ils occupent, ces travailleurs informels n’en font pas moins face à de nombreuses difficultés. Mécaniciens, charretiers, maçons ou vendeuses à l’étal se débattent tant bien que mal pour travailler et faire vivre leurs familles, sans aucun soutien.

Fatma est titulaire d’une licence en droit. Pour obtenir ce diplôme, elle a dû braver son handicap moteur et toutes les contraintes qu’il impose. Et malgré les conditions difficiles dans lesquelles elle vit, elle a pu finir ses études. Après avoir obtenu son diplôme, elle a participé à de nombreux concours de recrutement organisés par l’Etat. Elle a, à chaque fois, réussit brillamment les épreuves écrites, avant de subir l’amère déception de se retrouver  éliminée par le jury de recrutement, au prétexte qu’elle serait physiquement incapable d’exercer la fonction.

Officiellement, le gouvernement mauritanien essaye par tous les moyens de maîtriser l’esclavage,  un  phénomène qui a entaché la réputation de ce pays arabo-africain ayant obtenu son indépendance en se libérant de l’occupant français en 1960. Et bien que plusieurs décennies se soient écoulées depuis l’abolition et la criminalisation de l’esclavage, de nombreuses réminiscences de cette pratique avilissante assombrissent encore le paysage mauritanien.

Héritiers d’un patrimoine culturel et d’un savoir faire traditionnel séculaire, les maalmines (forgerons ou artisans) sont des laissés-pour-compte dans la Mauritanie d’aujourd’hui. Ils sont estimés à près de 600.000 sur une population totale de 4 millions d’habitants. Après avoir joué un rôle majeur dans la survie et le développement des populations nomades dans un désert souvent hostile, ces artisans créateurs sont les grands oubliés d’un Etat ouvert à une mondialisation sans pitié. Ce qui renforce encore plus leur stigmatisation dans une société qui les a toujours classés au bas de son échelle sociale.

Pays multiethnique et multiculturel à cheval entre le monde arabe et l’Afrique noire, la Mauritanie  compte un peu plus de trois millions d’habitants. Sa population se compose, essentiellement, de quatre grands ensembles : Maures, Peuls, Soninké et  Wolofs. Chacun de ces quatre ensembles se subdivise en plusieurs communautés, castes et fractions tribales. Celles-ci confère un certain rôle à chaque individu dans la société mauritanienne, auquel il est difficile d’échapper et qui la rend profondément inégalitaire.

Malgré son petit gabarit, Aîda Thiam dite Aîdiss est une battante, qui ne recule pas face aux défis. Cette restauratrice de 44 ans, est tombée très tôt amoureuse du football. Elle s’est initiée à ce sport dès l’âge de 10 ans, au quartier de Boghé Escale, en jouant sur le terrain de Djinthiou avec ses amis d’enfance, nous confie-t-elle.

« J’ai voulu dénoncer la marginalisation des miens, les « maalmines » (caste des forgerons) qui sont méprisés et classés au bas de l’échelle sociale en Mauritanie. Je n’ai pas voulu offenser le Prophète. Si je l’ai fait, je demande pardon. Je ne renie pas ma religion. Je réclame juste plus de justice» proclame Mohamed Cheikh Mohamed, dit Ould M’Khaittir, depuis son incarcération le 02 janvier 2014. 

Dans ce pays désertique au million de poètes, l’excision persiste encore dans divers endroits. Cette pratique touche toutes les composantes ethniques et sociales de la Mauritanie. Avec une prévalence faiblement variable suivant les ethnies et les régions, la pratique des “mutilations génitales féminines” (MGF) recule certes, mais lentement. 

Une journée pas comme les autres : Abitilah accélère le pas en traversant les dunes de sables de Boulanouar  pour arriver jusqu’aux champs agricoles, six kilomètres plus loin. C’est le jour de l’irrigation durant lequel sa plantation est censée bénéficier de sa ration d’eau pendant  trois heures, de 8 h jusqu’à 11 h du matin.

Le mouvement d’opposition mauritanien « 25 février » a célébré le septième anniversaire de sa création, dans un contexte de tiraillements politiques après l’appel du gouvernement et de certains partis de l’opposition à procéder à des changements constitutionnels. Ces changements qui devraient s’effectuer dans les semaines à venir, à travers une conférence parlementaire, ont suscité une forte contestation de la part d’anciens présidents, des partis de l’opposition radicale et de la société civile.

Sur le bas-côté, en plein centre de Nouakchott, près de la fameuse « clinique », des dizaines de « guérisseurs » prennent position sous de vieilles tentes. Ils prétendent détenir des pouvoirs magiques leur permettant de guérir les malades et ramener le bonheur et la chance à tous ceux qui se résignent à frapper à leurs portes, contre une somme dérisoire ne dépassant pas les 5000 Ouguiya (16 dollars). 

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