Malgré tous les efforts fournis par la société civile et par l’état, des mères, s’accrochent à l’espoir et continuent de se battre contre la stigmatisation qui leur est infligée. Dans une société qui leur jette encore des regards méprisants et avec des lois restées inéquitables envers elles, la maternité s’est transformée pour ces femmes en un fardeau cauchemardesque.

Depuis le début de l’année, des dizaines de Marocaines, mariées ou célibataires, ont porté plainte pour chantage sexuel. Leurs maîtres chanteurs leur réclamaient des rapports sexuels  ou une somme d’argent, en les menaçant de montrer des photos ou des vidéos d’elles publiées sur les réseaux sociaux ou sur des sites pornographiques. Ces photos et vidéos ont  été soit piratées soit fournies volontairement.

« Rien qu’une muraille, c’est tout ce qui me sépare de mon rêve »… Avec ces mots simples et sur un ton mélancolique, Félix A., migrant libérien au Maroc, résume son ambition ultime qui consiste à passer la barrière située dans l’enclave espagnole de Ceuta, à 300 kilomètre de la capitale marocaine, Rabat ; un double mur de métal qui marque la séparation entre  le territoire marocain et les terres sous souveraineté de l’Espagne, dans l’extrême nord du Royaume. Traverser cette barrière est en effet la meilleure solution offerte aux immigrés venus des pays subsahariens, quand les traversées clandestines de la mer Méditerranée à bord des embarcations de fortune sont devenues synonymes de suicide.

L’avenir, la famille, les couleurs et les beautés de la rue… autant de bonheurs simples et de rêves légitimes, tant que l’espoir respire encore en vous. Mais imaginez un seul instant que votre liberté vous ait été confisquée, que vous soyez tapi dans une cellule obscure et terne, que vos proches vous aient renié, que des doigts accusateurs soient pointés sur vous et que votre dignité meurtrie ne se nourrisse plus que de quelques miettes et de nombreuses maltraitances derrière de hautes murailles imprenables. Imaginez que votre droit à la vie vous ait été retiré par la force suprême de la loi. Imaginez enfin que vous soyez condamné à mort, mais avec sursis…

Leurs histoires sont presque identiques ; ils ont pratiquement les mêmes rêves et à quelques variations de parcours près,  ils finissent tous par connaître le même sort. Ce sont, pour la plupart, des jeunes âgés d’à peine trente ans, issus de familles aux revenus modestes et n’ayant que très peu réussi leurs études.

« Il n’y a rien de vrai dans tout ça… C’est une graine qu’ils ont transformée en un arbre ! »… Telle est la réponse du président de l’association "Besma" pour les enfants atteints d’autisme. Il s’appelle Rachid, et il est apparu quelques jours plus tôt dans une vidéo, en train de rouer de coups sa propre sœur autiste qui se trouve à un stade avancé de la maladie. Cela s’est passé à l’école Rabâa Al Âadawiya, dans la ville d’Aouled Tayma de la province de Taroudant. Une partie de l’établissement scolaire a en effet été consacrée aux enfants atteints de cette maladie après avoir été aménagée et équipée par l’association " Besma" de façon à pouvoir présenter des services adaptés à cette catégorie d’élèves.

« Annuler la gratuité de l’enseignement est une décision structurelle qui menace  l’avenir de générations entières, en même temps qu’elle touche  une large frange de la société marocaine ». C’est par ces mots que le jeune étudiant Mustapha Chakri a exprimé son rejet des recommandations émises par le Conseil Supérieur de l’Education, de la Formation et de la Recherche Scientifique (instance gouvernementale consultative) et selon lesquelles les familles seraient dans l’obligation de participer au financement des études de leurs enfants dans le secteur public pour les cycles secondaire et universitaire.

La majorité des Marocains représentés dans les groupes terroristes -sur les terrains de guerre en Irak ou en Syrie- sont issus des villes du nord du pays. Un phénomène qui inquiète les chercheurs et les autorités marocaines. 

A  Sidi Ifni, ville marocaine située sur la côté atlantique, de nombreux habitants continuent à nourrir l’ambition de quitter le pays vers les îles espagnoles, quitte à risquer leur vie en mer dans les « embarcations de la mort ». Même les régularisations en masse de clandestins par les autorités marocaines (jusqu’en mars dernier, 18.281 demandes de régularisation ont été déposées par des migrants  venus de 116 différents) ne dissuadent pas les volontaires au départ.

Il est 6 h du matin. Nous sommes  aux portes de la ville de Melilla, enclave espagnole dans le nord du Maroc. Il fait encore nuit. Seule une faible lueur de lumière provenant des réverbères du terminal maroco-espagnol transgresse l’obscurité, laissant voir des centaines de porteurs, en majorité des femmes, attendant de passer à travers le labyrinthe grillagé.

Connue pour ses us et coutumes insolites, la société sahraouie a toujours suscité la curiosité des chercheurs étrangers. Les cérémonies de divorce font partie de ces rituels propres aux Sahraouis, et déconcertants vus de l’extérieur.

Plusieurs académies, et en particulier, la région Casablanca-Settat souffrent d’une grande instabilité scolaire à cause d’une pénurie d’enseignants depuis le départ à la retraite de bon nombre d’entre eux. Ceci a pour conséquence des classes surchargées, avec parfois jusqu’à 60 élèves.

La cocaïne, l’héroïne, l’ecstasy ou le cannabis… des variétés de drogues connues à travers monde mais difficiles à acquérir vu leur coût élevé et la détermination des autorités à lutter contre leur trafic. Les jeunes marocains se ruent donc sur d’autres variétés de drogues, localement concoctées, faciles à préparer, et aussi nocives que les variétés classiques.

C’est une première dans l’histoire judiciaire du Maroc. Le tribunal de première instance de Tanger a reconnu, le 30 janvier dernier, la filiation d’une enfant née hors mariage, condamnant son père biologique à une amende de 100 000 dirhams (10 000 euros), en guise de dédommagement à la mère pour le préjudice subi. 

Les violences sexuelles sont le lot quotidien de plusieurs millions de femmes et de jeunes filles à travers le monde.

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