« Il faut subir la violence, puis sourire, mettre du maquillage et se taire… ». Ainsi parlait Roukaya M., victime de violences conjugales pendant six longues années, avant de prendre son envol et s’émanciper en devenant active dans un centre d’écoute pour les femmes victimes de violence.

Lundi 9 janvier 2017, les autorités  locales déléguées du Ministère de l’Intérieur au Maroc ont surpris les artisans couturiers dans nombre de villes par une décision interdisant la fabrication et la commercialisation des burqas (vêtement islamiste recouvrant la totalité du corps, y compris le visage).

Dans les tribunaux marocains s’empilent les dossiers des poursuites judiciaires engagées contre des journalistes ou contre des blogueurs dont le seul tort  est d’avoir exprimé leur opinion sur des questions d’ordre politique ou d’avoir abordé des sujets faisant partie de ce qu’on appelle habituellement « les lignes rouges ». Ces pratiques semblent avoir pour objectif de pousser les journalistes à remettre en question leur crédo professionnel selon lequel « l’info est sacrée ; le commentaire est libre ». Aussi tenterons-nous dans cet article de faire la lumière sur la réalité des libertés d’expression et d’opinion au Maroc, notamment au moment où le Centre Marocain des Etudes et des Recherches sur les Droits de l’Homme et de la Presse annonce le projet de rédaction d’un rapport annuel où les violations seront exhaustivement observées et analysées. 

La nuit, cet espace-temps trompeur dont les images fabuleuses transmises par les poètes et les médias ont leurré ceux qui se laissent séduire par la magie des lieux obscurs… Mais quiconque plongerait dans les profondeurs des rues et des ruelles marocaines ne manquerait pas de remarquer l’ombre dessinée par de nombreuses silhouettes qui, de pauvres haillons sous le bras, se faufilent en rasant les murs dans l’espoir de dissimuler leur misère aux regards curieux et de trouver un abri sûr où passer la nuit, n’ayant pour toute couverture que le froid et les pluies qui leur tombent du ciel.

« Bghina scanner fi Tanghir » (« Nous voulons un scanner à Tanghir »). Tel est le titre de la campagne virtuelle lancée sur une page Facebook par des activistes originaires de la province de Tanghir dans le sud-est du Maroc. Le but de cette campagne est d’attirer l’attention des responsables sur la nécessité  d’améliorer les services de santé dans la région et de les exhorter à pourvoir la région d’un scanner.

Si le festival au désert ne se tient plus à Tombouctou, cette manifestation culturelle majeure continue à mettre la musique touarègue à l’honneur, en exil. Grâce à un partenariat avec le festival de Taragalte (Maroc) et le festival sur le Niger (Mali) , l’esprit de Tombouctou subsiste et une caravane culturelle œuvre à la promotion de la paix au Mali.

Alors que les citadins jettent sur  les fiefs du désert un regard où la répugnance se mêle à la  terreur  des  obscurités impénétrables et des soleils intransigeants, quelques Sahraouis du Sud marocain s’attachent encore à la tradition nomade ancestrale et s’accrochent viscéralement à leurs activités pastorales qui sont d’ailleurs leur principale source de revenu. Ainsi, plutôt que de s’établir sous des toits en béton, ils préfèrent se déplacer entre les dunes de sable, avec leurs chameaux et leurs brebis à la poursuite des cours d’eau et avec pour seules provisions du  blé, de l’orge et du lait de chamelle. Cependant, depuis quelques années, avec la sécheresse, les pâturages qui se font rares et les difficultés de se déplacer, leurs souffrances ne cessent de se multiplier...

« Depuis plus de sept ans, nous souffrons de la soif et nous sommes obligés de parcourir de longues distances avant d’arriver au canal de Douar Ayet Lahbib pour y puiser l’eau ». C’est en ces termes qu’Amina décrit la souffrance quotidienne endurée avec plusieurs autres femmes qui doivent comme elle marcher longtemps pour ramener un peu d’eau, cet élément vital indispensable à la survie dans cette région célèbre pour ses chaleurs suffocantes.

La situation de la femme a certes évolué au Maroc durant les dernières décennies. Le taux de scolarisation de la gente féminine a plus que doublé et la femme occupe désormais de hauts postes de responsabilité. Toutefois, la question de la violence à l’égard des femmes se pratique à grandes échelles, notamment dans les milieux ruraux. De récentes statistiques montrent même qu’une femme sur deux a fait l’objet de violences, dont plus de 50% dans le cadre conjugal . 

Le mariage entre cousins est très courant pour plusieurs tribus de la société saharienne. Il faut que les deux époux aient un lien de parenté...

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Dune Voices est un projet de l'Institut de diversité médiatique (MDI).
Dune-voices se propose de fournir des reportages fiables et approfondis en provenance du Sahara. Le projet s'intéresse particulièrement aux questions telles que les conflits, la sécurité, la condition des femmes, la jeunesse, les minorités ethniques et religieuses, ainsi qu'à d'autres problématiques, permettant de donner la parole aux groupes marginalisés et aux habitants ordinaires du Sahara, souvent oubliés par les médias traditionnels. Consultez media-diversity.org
 

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