Chaque vendredi, des dizaines de migrants africains se rassemblent dans l’un des terrains de football de Tripoli. Là ils s’adonnent à ce jeu populaire qui attire de nombreux enfants du continent noir.

Six ans se sont écoulés depuis que les habitants de Tawergha ont été contraints de quitter leur ville pour fuir les représailles des habitants de Misrata. Ces derniers leur tiennent rancune depuis que leur ville a servi de quartier général aux opérations armées menées par Kadhafi contre leur propre ville.

L’Organisation internationale des migrations (OIM) poursuit sa campagne de rapatriement des migrants africains bloqués en Libye. 

A Syrte, la vie a presque repris son cours normal. Les commerces et les pharmacies ont rouvert leurs portes, les marchés ont repris leurs activités, l’hôpital «Avicenne»  est de nouveau opérationnel après la fin des travaux de maintenance, et les élèves ont regagné leurs écoles, hormis celles nécessitant encore des travaux de réparation. 

Les opérations de repêchage des corps des migrants clandestins se sont multipliées ces derniers mois, le long des côtes libyennes, notamment entre les villes de Zouara et Algaraboulli (à l’est de Tripoli) dans l’ouest libyen, et entre Tobrouk et les frontières égyptiennes à l’est du pays. Les cadavres des migrants, qui se sont noyés lors de leur traversée  depuis la Libye en direction des côtes européennes, se comptent par milliers.

Ce n’était pas chose aisée pour le capitaine Nasser Sobeihi, directeur du centre d’accueil des migrants clandestins à l’ouest de Benghazi, de traiter avec l’épineux dossier d’une fratrie de cinq migrants tchadiens mineurs. En l’absence d’un centre d’accueil dédié aux enfants ils ont été amenés dans son centre par les brigades de lutte contre l’immigration clandestine. Ces cinq enfants, dont l’aînée a 14 ans, ont été repérés alors qu’ils faisaient la manche devant la mosquée Errahma, dans le quartier Elleithi de Benghazi.

Plus de 300 élèves de l’école « Al-Chaima » à Benghazi défient le danger au quotidien, leur école se situant à environ 200 mètres de la ligne de front de la région d’Essabri.

Absorbés par les luttes de pouvoir, les décideurs politiques à Tripoli, Benghazi, Al-Baida et Tobrouk se sont complétement détournés des habitants du sud libyen, livrés à eux-mêmes et laissés sans produits de première nécessité, sans carburant, sans médicaments et sans liquidités.

Déclarant régulièrement l’état d’urgence maximum depuis le printemps 2015, le centre hospitalier de Sebha est devenu une source d’inquiétude pour les patients qui affluent de toutes les régions du sud libyen. Les patients hésitent de plus en plus à se rendre au centre, connu auparavant sous le nom d ‘« aire de repos du désert ». Les médicaments y sont en effet rarement disponibles et le matériel souvent en panne, sans parler de l’anarchie ambiante, allant jusqu’à l’intimidation et l’agression du personnel soignant. 

Plus de 1500 familles de Syrte sont rentrées chez elles dans les quartiers  700 et numéro 3, les quartiers de la ville les plus peuplés, au début du mois de février. 

Les Libyens ont fêté le sixième anniversaire de la révolution du 17 février 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi. Cet anniversaire survient alors que le pays traverse une crise politique que tous les efforts régionaux et internationaux n’ont pas réussi à résoudre, notamment à cause du durcissement des positions et du refus des protagonistes de faire des concessions.

François, jeune Erythréen de 24 ans, ne s’imaginait pas qu’il finirait coincé dans un camp de réfugiés en Libye. Quand il a payé les 600 dollars réclamés par l’intermédiaire contre la promesse d’un transit sûr  qui ne devait pas durer plus d’un mois, la Libye n’était pour lui qu’une simple étape sur le chemin de l’Europe. Cela fait huit mois qu’il se trouve dans le camp de réfugiés de « Bou Rchada » dans la ville de Gharyan. 

Dénonçant l’indifférence des décideurs politiques de tous bords à l’égard de leur sort, les habitants du sud de la Libye sont, de plus en plus, favorables au fédéralisme, convaincus que l’autonomie du Sud  sortirait la région de la marginalisation à laquelle elle est condamnée.

Un mois après la victoire des forces gouvernementales qui ont chassé l’organisation Etat Islamique ("Daech") de la ville, et malgré les efforts des autorités, la ville peine toujours à tourner la page d’une bataille destructrice et sans merci qui a duré six mois. Assumer la succession est une lourde tâche et les moyens sont limités. Les habitants, eux-mêmes, semblent encore hésitants à répondre aux appels lancés par les autorités pour reconstruire la ville de naissance du Colonel Kadhafi.

La crise libyenne connait un nouveau revirement depuis le retour du Congrès National Général sur le devant de la scène politique. En effet, le gouvernement issu dudit Congrès et présidé par Khalifa Ghouil a été chargé courant octobre 2016, par une partie dudit congrès, de reprendre à nouveau ses activités dans ses anciens locaux, ceux-là mêmes qu’il a réussi à reprendre au Conseil Supérieur de l’Etat qui les lui avait confisqués au mois de juillet dernier. Cela ne peut signifier dans la situation politique du pays que davantage de division et d’émiettement.

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