Le foot anime le quotidien de Kidal

01 avril 2017
Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedInShare with friendsPrint this page

A Kidal, le stade Mano Dayak est longtemps resté à l’abandon. Mais après le départ des djihadistes, qui ont occupé la ville il y a quatre ans, l’Union des jeunes de l’Azawad  lui a redonné vie.

 

Suite à l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013, les groupes armés, liés à Al Qaida, ont été dispersés mais continuent de mener attaques meurtrières et attentats dans le nord du Mali. 

 

Même si la menace plane toujours, les jeunes de Kidal ont renoué avec le divertissement. 

 

En 2015, la MINUSMA a financé les travaux de réhabilitation du stade.

 

Depuis, les jeunes s’entraînent régulièrement. Kidal compte aujourd’hui quatre équipes et 70 joueurs

 

 

“Des rencontres ont même été organisées entre les joueurs de Kidal et la MINUSMA l’année dernière, explique l’entraîneur Rhissa Ag AGHALER. “On a sélectionné  la meilleure équipe, qui a joué à deux reprises avec l’équipe de la Minusma et on a remporté la coupe”.

 

Agés de 18 à 35 ans, les footballeurs de Kidal se retrouvent tous les soirs, sauf pendant la saison de l’hivernage. 

 

“C’est déstressant, amusant et bon pour l’organisme. dit Mohamed Ag AGALI, capitaine de l’une des équipes de Kidal. En plus ça nous permet de nous rencontrer tous les jours.”

 

Pendant l’occupation djihadiste de Kidal, de mars 2012 à janvier 2013, les jeunes n’osaient pas se rassembler dehors, encore moins jouer au football. 

 

Aujourd’hui la jeunesse de Kidal profite de nouveau de l’espace public et des activités sportives. Le foot leur permet, le temps d’un match, d’oublier la crise et les combats qui secouent la région

 

Alhassan Ag Mohamed

 

Media

Submit to FacebookSubmit to Google PlusSubmit to TwitterSubmit to LinkedInShare with friendsPrint this page

Projet MDI


Dune Voices est un projet de l'Institut de diversité médiatique (MDI).
Dune-voices se propose de fournir des reportages fiables et approfondis en provenance du Sahara. Le projet s'intéresse particulièrement aux questions telles que les conflits, la sécurité, la condition des femmes, la jeunesse, les minorités ethniques et religieuses, ainsi qu'à d'autres problématiques, permettant de donner la parole aux groupes marginalisés et aux habitants ordinaires du Sahara, souvent oubliés par les médias traditionnels. Consultez media-diversity.org